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Créer un Site Internet Éco-Responsable : 7 bonnes pratiques

Communiquer sur Internet est loin d’être neutre en termes écologiques. En France, les sites web produisent 8 millions de kilos d’équivalent CO2 par an, soit 1 140 fois le tour du monde. Ces plateformes consomment 119 millions de litres d’eau chaque année, ce qui correspond au besoin moyen d’un français pendant 2 244 ans ! Alors comment agir à son échelle ? Comment réduire l’empreinte carbone de sa communication sur le web ? Voici 7 bonnes pratiques pour rendre ou créer un site internet éco-responsable.
Table des matières

 

Eco-concevoir un site web, c’est satisfaire Google, l’internaute et sa conscience écologique !

Un site web respectueux de l’environnement est léger, rapide et facile d’utilisation. Il a besoin de moins de ressources qu’une plateforme classique, tout en ayant les mêmes (voir de meilleures) performances techniques et commerciales. Et cela n’est pas pour déplaire à Google ! En effet, un site éco-responsable est un site SEO-friendly.

 

L’objectif de l’éco-conception d’un site est de faire en sorte que l’internaute obtienne ce qu’il est venu chercher le plus rapidement possible. Un code propre sans balises inutiles, un design épuré et des visuels optimisés réduisent le temps de chargement des pages et donc, l’empreinte carbone que ça engendre. L’expérience utilisateur (UX, pour les connaisseurs !) est compatible avec un site écologique. Mais voyons cela de plus près…

Réduire l’empreinte carbone de son site internet : 7 astuces essentielles

Sans plus tarder, voici ce que vous pouvez mettre en place pour concevoir un site web respectueux de l’environnement.

1. Choisir un hébergeur éco-friendly

Savez-vous quelle est la principale source d’émission CO2 d’un site web ? C’est l’espace de stockage qu’il occupe dans les serveurs web. Très énergivores, ces ordinateurs emmagasinent les différents fichiers composant une plateforme sur Internet (images, documents HTML, feuilles de style, etc.).

 

Opter pour un hébergeur écologique est donc le moyen le plus efficace pour réduire l’empreinte carbone de votre site. Alimentés avec des énergies renouvelables, les serveurs sont moins polluants. Certains prestataires compensent leurs émissions de particules fines pour réduire leur impact sur l’environnement. 

 

 

Toutefois, l’aspect écologique de votre hébergeur n’est pas le seul critère qu’il faut prendre en compte. L’offre doit aussi répondre à vos besoins et contraintes (performances, prix, fonctionnalités, support clients, etc.).

 

Vous pouvez opter pour l’un des hébergeurs verts suivants (liste non-exhaustive) : 

 

  • Infomaniak (c’est l’hébergeur du site sur lequel vous lisez cet article !) ;
  • PlanetHoster ;
  • O2switch ;
  • Ex2.

 

Vous voulez en savoir plus ? Voici un comparatif d’hébergeurs éco-responsables qui devrait vous intéresser. 

2. Alléger le code de ses pages web

Un langage web peut rapidement être énergivore s’il n’est pas propre. Cela multiplie la longueur des échanges entre votre serveur et l’ordinateur de l’internaute, donc consomme plus d’énergie. Et combien même cette dernière est renouvelable, elle a un impact sur l’environnement.

 

Chaque ligne de votre code doit être scrutée. Chassez tout ce qui n’est pas utile. Le rôle des balises « div » et « classes », par exemple, est d’améliorer la lecture du code par les humains. Or, celui-ci s’adresse aux robots. Elles n’ont donc pas leur place sur votre site ! 

 

C’est du chinois pour vous alors que vous parlez français ? Le 7e conseil de cette liste vous indique des outils pratiques pour identifier les actions concrètes à mener. Ce glossaire SEO devrait aussi vous éclairer.

3. Limiter l’installation des plugins ou opter pour le no-code

Vous utilisez WordPress ? Les plugins sont l’un des atouts principaux de cet outil. Ces petits programmes vous permettent de personnaliser votre site ou d’accéder à une fonctionnalité particulière (sécurité, SEO, traduction, etc.). 

 

Cela dit, installer ce type d’extension alourdit votre code source, augmente le nombre de requêtes et ralenti le chargement de vos pages. Ici aussi, la sobriété est de mise. Pour un site écologique, contentez-vous des plugins essentiels en en choisissant les plus légers tels que : 

 

  • Wordfence pour sécuriser fichiers, messages et commentaires ;
  • Yoast SEO pour tester votre référencement naturel ;
  • Polylang pour traduire vos pages ;
  • UpdraftPlus pour vos sauvegardes.

Vous pouvez aussi opter pour d’autres CMS qui offrent plus d’économie de ressources. Les solutions dites no-code, quant à elles, englobent toutes les fonctionnalités dans l’éditeur de base. Vous n’aurez donc pas besoin de les installer.

4. Épurer le design de son site internet

Rassurez-vous, vous ne devez pas vider votre site de toute identité visuelle pour décarboner le numérique. Il s’agit de supprimer les effets inutiles et les graphismes superflus. Et ça tombe bien ! La tendance est au design sobre et épuré, rapide à charger, joli à voir et facile à lire pour les robots de Google (le combo parfait !). Les thèmes lourds augmentent le chargement d’une page web, sans finalement apporter de plus-value à l’utilisateur.

 

Un site éco-conçu doit également être responsive. Son affichage doit s’adapter aussi bien à un écran d’ordinateur qu’à celui d’une tablette ou d’un smartphone. Vérifiez le rendu de votre site sur un petit écran à l’aide de ce simulateur téléphone mobile.

 

Privilégier les icônes aux images lorsque cela est pertinent, permet d’alléger une page web. Un site éco-responsable utilise au maximum deux polices d’écriture : une pour les titres et l’autre pour le texte. Le chargement de celles-ci utilise beaucoup de ressources et donc d’énergie.

5. Réduire la taille des images et vidéos publiées sur son site

Si vous externalisez votre SEO, votre prestataire abordera sans doute ce sujet. Les visuels et vidéos occupent une place importante sur votre serveur, et peuvent impacter votre référencement naturel au passage. Afin d’optimiser cet espace de stockage, il faut compresser toutes vos images, ce qui réduira leur taille sans en abîmer la qualité. EZGif.com et Squoosh, par exemple, vous seront très utiles pour cela.

 

Convertir vos images au format WebP ou JPG les allège sans les pixeliser. En effet, le passage d’un fichier PNG à un JPG permet de réduire son poids de 90 %, de quoi vous offrir une vitesse de chargement ahurissante !

 

photo d un pc portable sur un logiciel de creation et image

 

Et les vidéos dans tout ça ? En plus de les compresser, vous pouvez les héberger sur une plateforme. Il est aussi recommandé de les retravailler pour les alléger.

 

Autre solution pour limiter les échanges entre votre serveur et l’ordinateur de votre visiteur : le Lazy Load. Ce procédé consiste à ne charger les fichiers médias que lorsque c’est utile. Ceux présents en haut d’une page web se chargent automatiquement pour l’internaute. Les autres apparaissent au moment où l’utilisateur fera défiler la page. Malin, n’est-ce pas ?

 

Dans tous les cas, une réduction du poids des médias est une préconisation figurant dans certains rapports d’audit SEO.

6. Utiliser les caches pour limiter la répétition des ressources

Votre site web a recours à des ressources similaires sur ses différentes pages. Il s’agit de fichiers Javascript, CSS, des visuels (votre logo, par exemple !) ou encore de bribes de code HTML.

 

En mettant en place des caches, vous enregistrez ces éléments dans le navigateur de l’internaute dès sa première connexion. Son ordinateur n’aura donc plus à interroger votre serveur pour afficher une page. Et hop ! Vous augmentez les performances de votre site et réduisez ses émissions de GES (Gaz à effet de serre).

7. Mesurer l’impact environnemental d’un site web

Quand on ne s’y connaît ni en code HTML, ni en plugin, il est difficile de savoir si son site internet est propre. Il existe des outils pratiques et intuitifs vous permettant de mesurer son poids écologique.

 

Parmi eux, nous vous recommandons les suivants.

 

EcoIndex 

EcoIndex se base sur plusieurs critères dont : 

  • La complexité d’une page web : structure HTML, éléments de design, etc.
  • Le poids des données transmises : la quantité d’informations stockées dans le serveur.
  • Le type de connexion : une connexion en 4G consomme jusqu’à 23 fois plus d’énergie que via l’ADSL, par exemple.
  • Le nombre des requêtes HTTP : ce sont les demandes que le navigateur envoie au serveur pour effectuer une action.

À partir de là, l’outil évalue votre performance environnementale absolue et relative. Le premier indicateur est représenté par un score sur 100 et le second par une note de A à G (plus c’est élevé, mieux c’est…). Il estime également l’empreinte environnementale d’une page web en termes d’émissions de gaz à effet de serre et de consommation d’eau.

 

WebsiteCarbon.com

Gratuit, ce site vous donne des estimations annuelles des émissions CO2 de vos pages web et de leur consommation énergétique. Vous saurez aussi si vos serveurs utilisent des énergies renouvelables ou pas.

 

Google PageSpeed Insights

Google PageSpeed Insights a été créé par Google. Cet outil vous indique des points techniques précis à corriger afin d’alléger votre site web et d’augmenter la vitesse de chargement de ses pages.

 

Ecometer

Soutenu par l’ADEME (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), Ecometer prend en compte le code, l’hébergement et le design de votre site pour vous indiquer des actions concrètes à mettre en place. C’est un bon point de départ si vous ne savez pas par où commencer pour décarboner votre site internet. 

Créer un site internet éco-responsable : ce qu’il faut retenir

Vous l’aurez compris, le moindre ajout que vous faites sur votre site engendre un impact écologique. En avoir conscience, vous facilite vos choix lors de la conception. À chaque nouvelle fonctionnalité, posez-vous la question : est-ce que cela vaut la peine de consommer plus d’énergie et d’occuper de l’espace sur votre serveur ? Si la réponse est oui, demandez-vous comment limiter le poids de cette ressource.

 

Le principe est simple : ne garder que ce qui est utile. Mais récapitulons ! Un site éco-responsable est :

 

  • léger, rapide et accessible facilement ;
  • peu énergivore, utilisant le minimum de ressources tout au long de son cycle de vie ;
  • efficace, performant, allant droit au but ;
  • en accord avec les valeurs de son propriétaire ;
  • excellent en matière d’expérience utilisateur.

Vitesse, légèreté, pertinence et UX, sont les principales exigences de Google. Et c’est la meilleure conclusion que nous pouvons vous offrir : créer un site internet éco-responsable revient à respecter toutes les règles du référencement naturel et la planète accessoirement ! La vie est quand même bien faite, parfois…

 

Vous savez aussi que ces bonnes pratiques impacteront positivement votre référencement naturel… Tout en intégrant une démarche éco-responsable. Si ce sujet vous intéresse, découvrez nos conseils pour une meilleure communication RSE, tout en restant authentique !

Article rédigé par Djihene Fenzar pour le blog de Geoffrey Royer.

 

Sources :   

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Qui suis-je

un redacteur web professionnel specialiste en rse et economie sociale et solidaire

je suis Geoffrey Royer, rédacteur web spécialisé dans l’ESS et la RSE, consultant en stratégie SEO, compositeur et musicien nantais.

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