ordinateur en foret (pexel)

Quelles solutions face à l’impact environnemental d’internet ?

Le web pollue, et pas qu’un peu. Pendant longtemps l’impact de cette technologie pas si immatérielle a été mal compris, voire ignoré.
Aujourd’hui nous sommes confrontés à une réalité incontournable : l’empreinte environnementale d’Internet est de plus en plus préoccupante.

Pour savoir comment réduire la pollution numérique, il faut d’abord en comprendre les causes et mesurer l’étendue du problème. Ces données rendent possibles des campagnes de sensibilisation qui mettent en lumière la responsabilité des entreprises technologiques tout comme celle des consommateurs. Ainsi, les différentes solutions à notre portée pour décarboner le Net nous apparaissent plus clairement.
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Une réduction nécessaire de la pollution numérique

On n’améliore pas ce que l’on ne mesure pas. C’est avec ce mantra en tête que le collectif Green IT et Razorfish ont créé un baromètre évaluant la pollution des sites français. Ce premier baromètre de l’écoconception digitale comptabilise les rejets de CO2 et la consommation d’eau de 90 sites représentatifs de l’économie du pays.

Un score environnemental allant de A à G est ensuite attribué en fonction d’une notation sur 100. La moyenne de cet échantillon est de 29/100, ce qui correspond à une note E. C’est très éloigné des recommandations du GIEC. Globalement, notre empreinte carbone en ligne est 10 fois supérieure à la limite soutenable.

ordinateur usage dans une decharge polluante

L’objectif est d’alerter sur l’empreinte écologique du numérique qui représentera 5 à 6 % des émissions de GES d’ici 2025, soit plus que le secteur aérien au moment où ces lignes sont écrites (participant à l’augmentation de ce chiffre au passage).

Pour rendre ces données tangibles, les auteurs de l’étude ont misé sur la comparaison.

Nous y apprenons que cette fraction du web français produit annuellement 8 millions de kilos de CO2, soit l’équivalent de 1 139 tours du monde. Ces sites absorbent 119 millions de litres d’eau sur la même période, soit 2 244 années de consommation d’un Français. Enfin, si le numérique était un pays, il aurait environ deux à trois fois l’empreinte de la France.


Avec la généralisation du télétravail, la multiplication des objets connectés et le nombre toujours grandissant d’internautes, des mesures doivent être mises en place. La bonne nouvelle est que certains gestes anodins peuvent avoir un impact conséquent.

Quelles solutions ont les acteurs et les consommateurs pour réduire l’impact environnemental d’internet ?

Mais au fait, c’est quoi internet ? Quelque chose de pas tout à fait physique, mais qui nécessite des infrastructures complexes comme des centres de stockage. C’est aussi un outil utilisé par 5,19 milliards de personnes grâce à autant de PC, smartphones et tablettes. Enfin, c’est presque 2 milliards de sites web qui consomment des ressources via les équipements cités précédemment.

Alors comment peut-on alléger la facture énergétique d’un tel monument technologique ? C’est ce qu’on va voir en trois points.

Décarboner les datas centers

Les datas centers sont indispensables, mais représentent 17 % du bilan énergétique du numérique. La clé pour limiter les dépenses superflues est de ne pas surcharger ces infrastructures. Il suffit pour cela de :

  • se désabonner des newsletters inutiles. Des outils comme Cleanfox s’en occupent pour vous ;
  • privilégier le stockage sur disque dur externe plutôt que le cloud ;
  • supprimer régulièrement les fichiers qui ne servent plus ;
  • mettre les sites consultés régulièrement en favoris ;
  • nettoyer sa boîte mail des vieux messages.
datacenter noir avec cablages colores

L’idée est de garder à l’esprit que le moindre mégaoctet stocké ou chargé a un coût. Traiter le web comme une ressource finie permet de mettre en place des réflexes vertueux et payants sur le long terme.

Responsabiliser notre usage du matériel informatique

75 % de la consommation de nos équipements numériques a lieu en période d’inactivité. L’époque où nous pouvions préparer un café le temps que nos PC s’allument est révolue, alors éteignons-les ! Et ce n’est pas tout, d’autres actions peuvent faire baisser votre facture d’électricité :

  • utiliser si possible une tablette plutôt qu’un ordinateur portable, six fois plus énergivore ;
  • désactiver la synchronisation automatique entre appareils ;
  • éviter les charges et décharges complètes ;
  • privilégier du matériel réparable ;
  • débrancher sa box la nuit ;
  • baisser la luminosité.

Réduire la pollution numérique grâce à l’écoconception de sites

Dans notre quête de la meilleure expérience utilisateur, le poids moyen d’une page web a été multiplié par 155 depuis 1995. Comme le pointent Green IT et Razorfish, l’écoconception doit faire partie intégrante de la culture d’entreprise. Dans un premier temps, des axes d’amélioration simples sont proposés pour abaisser la facture énergétique. La réduction du poids des images, les compressions en tout genre ou la suppression des contenus obsolètes sont des actions rapides et peu coûteuses.

Cependant, lorsqu’il est question de création de sites internet écologiques, un véritable travail de formation et de suivi doit être établi sur le long terme.

Alors que nous traversons une crise énergétique et environnementale, la question de l’impact du numérique doit être posée. Heureusement, des solutions simples existent pour faire la différence. Tous les internautes peuvent agir pour limiter l’utilisation des ressources. Selon l’ADEME, 10,3 % de la consommation électrique française sert à surfer sur le web et alimenter notre matériel informatique. Il est possible de changer la donne en cumulant des petites habitudes et en repensant notre manière de créer des sites.

Pour mettre en place les bons réflexes et réduire la pollution numérique, consultez dès maintenant nos articles sur le sujet ! Et si vous comptez revenir nous lire, pensez à mettre ce site en favori ! Vous pouvez aussi soutenir les structures qui œuvrent pour un monde plus soutenable : nous proposons d’ailleurs une méthode pour rendre les associations plus visibles grâce au référencement naturel (SEO).

Tom Collomb

Sources :

GreenIT.fr

Razorfish.fr

Les recommandations de la CPME

Pour un numérique soutenable, rapport de l’ ARCEP

Évaluation de l’impact environnemental du numérique, rapport de l’ADEME

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Qui suis-je

un redacteur web professionnel specialiste en rse et economie sociale et solidaire

je suis Geoffrey Royer, rédacteur web spécialisé dans l’ESS et la RSE, consultant en stratégie SEO, compositeur et musicien nantais.

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